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Robert Badinter à la fac de droit de Rennes, jeudi 13 Mars
« L’union doit être incarnée »
La conférence de Robert Badinter, ancien garde des sceaux et ancien Président du Conseil Constitutionnel, à qui nous devons l’abolition de la peine de mort le 9 Octobre 1981, sous Mitterrand, a réuni ce jeudi 13 mars une foule de curieux autour d’un thème important : « A la recherche d’une Constitution Européenne. »
La volonté de R. Badinter est de créer une constitution unique à l’ensemble des pays membres de l’Union Européenne. Son préambule faisant référence à la Charte des Droits Fondamentaux (53 articles relatifs aux droits de l’Homme et du Citoyen). Les 250 millions d’Européens bénéficieraient ainsi de la double nationalité (moi même je deviendrai une européenne française) et éliraient des commissaires, un par pays, pour se charger de la gestion des 25 pays membres, dans les 10 années à venir. (L’admission de la Turquie au sein de l’Union posant encore problème). Quant à la présidence, elle passerait d’une présidence alternée à un Président élu tous les cinq ans, donnant plus de crédibilité à l’Europe.
Dans son ouvrage » une Constitution Européenne », Robert Badinter insiste également sur sa volonté de créer une « Constitution de la République d’utopie » qui représente les volontés du peuple, en ce qui concerne l’Europe. Même si celle-ci ne résoudra pas les excès de patriotisme au sein des états.
A R. Badinter de conclure, prudemment : « Car si on pense que le racisme, la xénophobie et le nationalisme ont disparu, on rêve ! »et d’ajouter, tout de même, que la « solidarité est le fondement de l’Union Européenne ».
Cet article est paru dans Zap Rennes n° 67 en Avril 2003